Je veux que le lecteur reste éveillé toute la nuit


Harlan Coben

Harlan Coben

Sous haute tension

Sous haute tension sera-t-il le dernier tome de la série Myron Bolitar ? Harlan Coben répond à la question.

Quels sont les auteurs de roman policier qui vous ont influencé ?

Je ne suis pas tant “influencé” que “inspiré” – et pas simplement par des auteurs de roman policier. Dès que je découvre quelque chose qui m’émeut – un film de Woody Allen, une chanson de Springsteen, une peinture d’Ed Hopper – cela me guide pour susciter chez mes lecteurs la même émotion.

Dire ou non la vérité est un thème de Live Wire. Révéler les secrets n’est-ce pas la base même du roman policier ?

La recherche de vérité est au coeur de toute bon roman policier ou non.

Il y a un enchaînement des faits très précis dans ce roman. Les différents morceaux de ce puzzle ont-ils été difficiles à emboîter ?

Ecrire est toujours difficile : aucune partie n’est particulièrement simple.

L’image des milieux sportifs et du divertissement que vous donnez n’est pas très belle. Est-ce un roman à charge ?

Non. A propos de ma vision, chacun peut tirer une conclusion différente de mes écrits. C’est tout l’intérêt de l’exercice. Nous abordons tous l’expérience de lecture avec notre point de vue. Par contre, je ne vois pas ce livre comme un réquisitoire contre le sport ou le spectacle.

Le lecteur a t-il une place dans votre tête durant le processus d’écriture ?

Je veux que le lecteur reste éveillé toute la nuit, à tourner frénétiquement les pages, accroché au livre. Je veux qu’il soit pris par le suspense du début à la fin – et la fin atteinte, je les veux vraiment ému, même jusqu’aux larmes. Je veux qu’il s’attache aux personnages et que le livre fini, les personnages lui manquent.

Le lecteur peut légitimement être inquiet à la fin de Live Wire. Ne supportez-vous plus Myron Bolitar jusqu’à avoir décidé d’arrêter la série ?

J’aime Myron. J’aimerai toujours Myron. Il n’est pas comme Hercule Poirot, un héros intemporel à la vie personnelle figée. L’histoire personnelle de Myron nous a conduit en un endroit que je trouve surprenant. Comme Myron aime le dire, “l’homme planifie, Dieu rit”. Je ne sais pas où il ira à présent. C’est ça qui est génial. La série va possiblement s’éteindre – mais probablement pas. Pendant ma carrière, je ne lui ai pas consacré six romans. Peut-être vais je le faire encore – qui sait ? – ou peut-être me visitera-t-il dès la semaine prochaine

Editorial reviews (2 reviews)


Harlan Coben partage son temps entre New York, où il loue un appartement dans le mythique Dakota Building et cette maison de Ridgewood, bâtie en 1860.

Quel bonheur de retrouver Myron Bolitar, notre super agent de MB Reps, ainsi que ses acolytes Win, Esperanza et Big Cindy.