Et Hoffmann vint... Toute une brassée de ce conteur inégalable, "contes nocturnes", ou la douceur du "Chat Murr", ou les soirées sans fin des narrateurs des "frères Sérapion"...
Et dans ce monde où tout ce croise, où ce mystérieux peintre errant reparaît de récit en récit, cet "Homme au sable". L'effroi: il est là. L'enfance, avec le personnage du marchand de sable: elle est là.
Tout le romantisme va en naître. Et Nerval le marcheur, et Poe, pourtant… (more)
Et Hoffmann vint... Toute une brassée de ce conteur inégalable, "contes nocturnes", ou la douceur du "Chat Murr", ou les soirées sans fin des narrateurs des "frères Sérapion"...
Et dans ce monde où tout ce croise, où ce mystérieux peintre errant reparaît de récit en récit, cet "Homme au sable". L'effroi: il est là. L'enfance, avec le personnage du marchand de sable: elle est là.
Tout le romantisme va en naître. Et Nerval le marcheur, et Poe, pourtant bien loin...
Une part de l'immense succès de Hoffmann en France, c'est l'étrange qualité, tendue et transparente, de la langue du premier à en proposer une oeuvre complète: François Loève-Vemars. Cette traduction de 1824 n'a pas pris une ride. C'est elle que nous avons choisie: celle que lurent Baudelaire, Nerval ou Balzac.
Dans sa construction complexe, dans la solitude où va s'enferme le narrateur, entre fantasme et dérèglement du monde, où est la réalité? Chacun en sa version – et dans l'insterstice, voilà où peut ronger la nuit.
Pas étonnant que "L'homme au sable" ait été un des textes les plus étudiés plus tard par la psychanalyse.
Mais la terreur est intacte – elle nous est remise.
FB
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