On ne tire pas de la lecture du roman la conclusion hâtive que l’éditeur s’est trompé. La première partie est assez confuse et la seconde, malgré de très beaux moments, exagérément explicative.
Un vrai-faux polar existentiel et ludique, édité pour la première fois, qui révèle déjà certaines obsessions du futur auteur des Choses.
Une histoire simple que ce vieux Perec, jeune et fougueux comme la grande littérature.
Que trouve-t-on dans ce texte de jeunesse, parfois maladroit mais déjà signé ? La matrice, éclairée rétrospectivement, d'une oeuvre à venir. D
«Le Condottière» de Georges Perec ressurgit trente ans après sa mort.
Ce roman donne aux livres qui suivent un début nouveau, qui en infléchit la relecture.
Le Condottiere - c'est son titre - est une histoire de meurtre et de faux tableaux. Mais c'est surtout l'occasion de renouer avec Perec, ce qui est toujours une très bonne idée.