Il a plusieurs visages, le premier sous la forme de prêts d’argent et de spéculations Existe également un marché très actif de toutes sortes de valeurs mobilières. D’ailleurs, le mot de « bourse » date de cette époque ; c’était le nom d’une famille de Bruges où l’on négociait des parts et titres dont le cours variait chaque jour et que l’on pouvait vendre, acheter ou hypothéquer. Juifs et Lombards ne sont pas les seuls à pratiquer des taux… (more)
Il a plusieurs visages, le premier sous la forme de prêts d’argent et de spéculations Existe également un marché très actif de toutes sortes de valeurs mobilières. D’ailleurs, le mot de « bourse » date de cette époque ; c’était le nom d’une famille de Bruges où l’on négociait des parts et titres dont le cours variait chaque jour et que l’on pouvait vendre, acheter ou hypothéquer. Juifs et Lombards ne sont pas les seuls à pratiquer des taux d'intérêts qui tournent autour de 10%, les bourgeois sont bien plus nombreux que les étrangers. On ne les dit pas « prêteurs » ou « usuriers » mais « changeurs ». Signe que le capitalisme sous ces formes est très actif, les interdits de l’Eglise concernant l’usure et les prêts ne sont pas respectés. Leur multiplication est bien la preuve de pratiques de plus en plus communes. Les compagnies marchandes et financières sont très actives : toute affaire de quelque importance a son capital divisé en un grand nombre de parts, de sorte que des particuliers très modestes peuvent y participer. A cet égard, parler d’un « capitalisme populaire » n’est pas exagéré. Quant aux puissants, ce ne sont pas les grands marchands, mais les usuriers. Dans la cité, ils tiennent le haut du pavé et s’imposent en maîtres, les Médicis étant la figure la plus emblématique de ce phénomène.
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