Quand il est entré dans le supermarché, il s’est dirigé vers les bières. Il a ouvert une canette et l’a bue. À quoi a-t-il pensé en étanchant sa soif, à qui, je ne le sais pas. Ce dont je suis certain, en revanche, c’est qu’entre le moment de son arrivée et celui où les vigiles l’ont arrêté, personne n’aurait imaginé qu’il n’en sortirait pas. Cette fiction est librement inspirée d’un fait divers, survenu à Lyon, en décembre 2009.
Un texte inspiré d'un fait divers.
Un homme jeune, un marginal est battu à mort avec une violence inouïe par les vigiles d'un supermarché. Il a osé prendre une bière et la boire sur place. Le narrateur s'adresse au frère de la victime. Il lui raconte l'impensable, la hargne, la bête qui sommeille (...)
Pour avoir volé une canette, un SDF a été roué de coups jusqu'à la mort par des vigiles. De ce fait divers, Laurent Mauvignier tire un bref roman, aussi étouffant qu'émouvant.
La chronique Littéraire de Jean-Claude lebrun
Ce que j’appelle oubli, de Laurent Mauvignier, Les Éditions de Minuit. 64 pages, 7 euros.
Publisher: Minuit (April 05, 2012)
Collection: hors collection
Format: EPUB
Page count: 63 pages
File size: 254.4 KB
Protection: Watermark
Language: French