La crise du capitalisme fait aujourd’hui la une de la presse, mais qu’est-ce au juste que ce système ? Comment fonctionne-t-il ? A-t-il toujours existé ? Est-il indépassable ?
Au fil d’une dizaine de chapitres clairs et pédagogiques, Michel Husson propose un petit cours d’économie critique, résolument à contre-courant de l’idéologie dominante, destiné à mieux faire comprendre les rouages essentiels, mais aussi les contradictions structurelles… (more)
La crise du capitalisme fait aujourd’hui la une de la presse, mais qu’est-ce au juste que ce système ? Comment fonctionne-t-il ? A-t-il toujours existé ? Est-il indépassable ?
Au fil d’une dizaine de chapitres clairs et pédagogiques, Michel Husson propose un petit cours d’économie critique, résolument à contre-courant de l’idéologie dominante, destiné à mieux faire comprendre les rouages essentiels, mais aussi les contradictions structurelles d’un système économique qui domine aujourd’hui le monde. Pour y voir clair et saisir le mode de fonctionnement d’une économie qui gouverne nos vies et les rend invivables.
Le « capital » ne se réduit pas à une masse d’argent ou à un parc de machines et d’usines. Il s’agit avant tout d’un rapport social fondé sur la propriété des moyens de production, qui tire son origine d’un vaste mouvement d’appropriation privée et de dépossession. Si ce système a engendré une progression historique de la productivité, c’est en généralisant les principes de la concurrence et en se montrant capable d’être une machine très performante d’exploitation de la force de travail, source vivante de ses profits colossaux. Mais les conditions nécessaires à sa reproduction, incertaines et contradictoires, font qu’il porte en lui la crise comme la nuée porte l’orage.
Le capitalisme contemporain se montre de moins en moins capable d’intégrer la satisfaction des besoins humains à sa propre logique. Parce que demande sociale et rentabilité ne coïncident pas, il fait aujourd’hui dramatiquement face à son incapacité à satisfaire une fraction croissante des besoins humains. La logique profonde du système le rend également incapable de satisfaire les « besoins écologiques » de l’humanité. Sa logique est intrinsèquement contradictoire avec les anticipations nécessaires par exemple à la lutte contre le réchauffement climatique.
Le capitalisme apparaît aujourd’hui comme un obstacle flagrant au bien-être de l’humanité. Il est en train de perdre sa légitimité et son principe d’efficacité apparaît étriqué, voire irrationnel, par rapport aux grands défis qui s’ouvrent à nous. Il est entré dans une crise structurelle. La voie consistant à le réguler et à l’encadrer est plus bouchée que jamais et il reprend sa liberté en faisant apparaître sa nature profonde, consistant à se perpétuer par la régression sociale. Au-delà du diagnostic, sa mise en cause en tant que système devient une question d’une actualité brûlante.
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