L'écriture de Claude Favre est un défi à propagation numérique. Il faut le relever : la poésie prend sa force de sa précision, de son exigence rythmique, et bien longtemps que cela se traduit par l'appropriation graphique de la page, à la lettre près, et dans la musicalité du blanc, que la typographie imprimée fixait dans son objet, tandis que le numérique le confie au lecteur.
L'écriture de Claude Favre procède d'une première composition uniquement… (more)
L'écriture de Claude Favre est un défi à propagation numérique. Il faut le relever : la poésie prend sa force de sa précision, de son exigence rythmique, et bien longtemps que cela se traduit par l'appropriation graphique de la page, à la lettre près, et dans la musicalité du blanc, que la typographie imprimée fixait dans son objet, tandis que le numérique le confie au lecteur.
L'écriture de Claude Favre procède d'une première composition uniquement mentale. Grammaticalement, dit Claude Favre, la lecture du texte de poésie, à chaque mot, remonte le texte autant qu'elle le suit – et le travail permanent de décalage de la syntaxe qui s'ensuit impose ce constant mouvement de reflet amont, dans les récurrences, les reprises.
Pour la vision du monde, on ne commentera pas. Mandelstam et bien d'autres nous familiarisent avec ces vertiges, on ne s'y risque pas de sa seule volonté. Il y a ici des seringues, des hôpitaux, comme il y a des danses et des rires, des visages et des dents, et la colère.
Ce sont les textes nécessaires.
Merci spécial à Nathalie Holt, plasticienne, scénographe, pour la proposition de l'image de couverture.
FB
(less)