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Jean boit mais n’assume pas, n’arrête pas d’arrêter de fumer. Il a la rage, déteste son prochain, vit dans le mensonge. Il hait Beigbeder le type qui lui a piqué toutes ses idées, mais n’y aurait-il pas un peu de Jean en chacun de nous ?
Jean TURCAT a 35 ans, deux enfants et bientôt un 4*4. "Beigbeder m'a tuer" est son premier, (et probablement dernier), roman.
A lire avec la PLAYLISTE disponible gratuitement sur www.beigbedermatuer.com
Wed, 20 Mar 2013 16:31:25 +0100
Turcat m'a tuer.
J'adore ce bouquin.
Aussi weird que ça puisse paraître - on a quand même ni la même vie ni le même age ! - je me reconnais pas mal dans sa façon de penser, moi qui ne suis pas de 75 ni même de 85 mais de 95: génération TV shows en streaming et en VO, obligé de supporter des congénère plus biens pensants encore que ceux que j'aurais eu il y a vingt ans (veinard !), à se faire engueuler par les vieux de ne pas avoir l'espoir d'un monde meilleur et encore moins l'envie… (more)
Turcat m'a tuer.
J'adore ce bouquin.
Aussi weird que ça puisse paraître - on a quand même ni la même vie ni le même age ! - je me reconnais pas mal dans sa façon de penser, moi qui ne suis pas de 75 ni même de 85 mais de 95: génération TV shows en streaming et en VO, obligé de supporter des congénère plus biens pensants encore que ceux que j'aurais eu il y a vingt ans (veinard !), à se faire engueuler par les vieux de ne pas avoir l'espoir d'un monde meilleur et encore moins l'envie d'aller au front pour le changer. Arreter le too big to fail, c'est pas moi qui vais m'en occuper: personnellement je vis très bien avec l'acceptation d'une démocratie de façade et la réalité d'une ploutocratie à laquelle il faut que j'appartienne : après tout, c'est là où ce sera le plus intéressant pour moi jusqu'à ce que ça pète, version Cosmopolis de Don DeLilo.
Courte et intense vie aux intellectualisateurs spleenants.
(less)Ps : je crois que quand on torpille un bouquin d'une traite en une heure après minuit, c'est que le dit bouquin est bon.
Sat, 01 Dec 2012 12:31:40 +0100
Une confession à fond de train, cynique et polymorphiquement vraie qui démontre, une fois de plus, que l'appel de J.C. et/ou l'ambition survitaminée d'un head-hunter n'empêche pas d'avoir un sacré talent d'époque. Fort, débrayé, fin-de-siècle et mélo.