Allongé dans l'herbe, Tork rêvassait. Sous ses yeux les poissons sautaient hors de l'eau pour attraper mouches et libellules, tandis que dans sa tête il pariait sur les chances de survie de l'un ou de l'autre....
La première chose qu'Antoine faisait, après avoir ouvert les yeux, était d'allumer sa radio pour vérifier que le monde ne s'était pas désintégré sans crier gare pendant son sommeil.
C’est en se pratiquant son jogging matinal sur les quais du Rhône que Martin Martin trouva le sac de bisous. Un bon gros sac de deux kilos comme on n’en voyait pas souvent.
J'avais 14 ans. Mes parents venaient de m'offrir un transistor, terme barbare par lequel on désignait les premières radios portables. Jusque-là on n'avait connu que de gros postes à lampes souvent plus encombrants...
Ce matin là, Manolo se réveilla la tête remplie d'idées à ne plus savoir qu'en faire. Des idées comme on en a qu'une fois dans une vie. De quoi écrire au moins deux cents romans ou nouvelles.
Sylvain était poli avec tout le monde. D’ailleurs, la première phrase qu’il prononçait au réveil était toujours : - Bonjour le chat. En général l'animal passait la nuit sur son lit, la tête appuyée...
Tous les lundis Mamie Philomène préparait sa succulente tarte aux poireaux. Il s'en souvenait comme si c'était hier. Elle lui avait même appris la recette.
Arrivé au dernier étage de la vieille bâtisse je m'arrêtai pour reprendre mon souffle. A l'entrée du couloir, assis sur une chaise, un homme attendait.
Toutes les nuits Archibald travaille dans sa confiserie, derrière les lourds rideaux de fer baissés qui laissent juste passer un étroit filet de lumière.
Tous les matins, Paulin passe devant le vieux monsieur et son chien. Le vieux monsieur se prénomme Émile. Son chien il n'a jamais su. Alors il l'appelle Médor.
Quelque part, dans mon pays d'esprit, il est une contrée dans laquelle vivent deux petits bonhommes en bronze doré. Certains me feront remarquer qu'on ne dit pas bonhommes mais bonshommes. Ceux là, qui ne...
Lorsque la lune se cherche dans les miroirs, à l'heure où les derniers démons trouvent refuge au cœur des horloges, il est temps pour les chats d’abandonner leur âme au jardin des ténèbres.
Lorsque je vais à Bruxelles je m'arrête toujours chez mon ami Jean-Pierre Bouttier. Peut-être en avez-vous déjà entendu parler. Le Soir l’interroge régulièrement sur tout et sur rien, car il n’est...
Yanis n’était jamais pressé de rentrer chez lui. C’était un gamin d’une douzaine d’années, toujours plongé dans un autre monde. Après les cours, sur le chemin du retour, il aimait bien prendre...