Language: French
Written in: 2008
Published: 2010-01-23
Word count: 453 words (≈ 2 minutes)
License: Attribution Non-Commercial Share Alike (cc by-nc-sa)
Categorie(s): Non-Fiction, Humor
Le pléonasme redondant étant une calamité catastrophique qui parfois s'insère et s'introduit dans nos textes, je lui dédis cet écrit qui est un appel à la mobilisation générale de tous contre ce fléau.
Il y a 61 périssologies dans ce texte à ne pas prendre au sérieux, même pour rire…
Claude Attard a eu 15 ans et demi le 7 septembre 1993. Il est né à Gamelle-au-Bœuf d'un père du royaume et d'une maire communiste. Cinquième d'une fratrie de 3 filles, il se retrouve contraint d'exercer, dès son plus jeune âge, une pesante autorité parentale sur un couple de poissons rouges que la marée avait lâchement abandonnés sur le paillasson familial lors de l'équinoxe de mai 68. Le décès de la femelle, emportée par l'anorexie, le marque tellement qu'il songe à entrer dans les ordres alphabétiques.
L'année suivante, il s'embarque à bâbord d'un trimaran à rames et va parfaire sa maîtrise de la mauvaise foi en Australie. C'est à Buenos Aires qu'il découvre la poterie sur soie, la sculpture au fusain et la harpe à percussion. Il garde de ce voyage une collection de 6248 photos dans une boîte à chaussures.
Revenu en métropole, il passe son permis de pêche, mais ne parvient qu'avec de gros efforts à conserver à son casier judiciaire sa virginité d'origine, qui tremble sous les accusations de suicide collectif dont il fait l'objet.
S'essayant alors à la peinture, il expose la Faconde, triptyque en deux tomes, sous le pseudonyme de Jacques-Farid de l'Octogone, puis se consacre à l'étude des langues, en particulier du verlan, qu'il enseigne à la fac de médecine, entre 1983 et 1981.
Il décide de revenir sur les bancs de l'école jusqu'à décrocher un BTS d'hagiographie, un CAP en histoire du lard et une licence d'émasculation parasitaire, obtenue en alternance.
Se rendant compte qu'il n'a pas que ça à faire, il épouse en secondes noces Roselyne Enpointillé et Béatrice Temine, qui avait été son institutrice de pétanque à son retour de Corée. Mais il divorce le trimestre suivant, dans des circonstances restées obscures.
C'est la lecture d'une BD dans la salle d'attente du dentiste qui déclenche sa vocation d'écrivain. Il publie coup sur coup le mode d'emploi d'une cafetière électrique, la notice explicative d'un allume-cigare et la table des matières de l'annuaire des Côtes Brisées. C'est le succès immédiat. En quelques mois, il passe de l'anonymat total à l'oubli absolu, et n'hésite pas à se lancer dans ce qui est l'œuvre de sa vie : le Dictionnaire des Radiateurs et des Espagnolettes, qui l'accapare pendant quinze années, chaque jour entre midi et deux.
Claude Attard a eu 15 ans et demi le 7 septembre 1993. Il est né à Gamelle-au-Bœuf d'un père du royaume et d'une maire communiste. Cinquième d'une fratrie de 3 filles, il se retrouve contraint d'exercer, dès son plus jeune âge, une pesante autorité parentale sur un couple de poissons rouges que la marée avait lâchement abandonnés sur le paillasson familial lors de l'équinoxe de mai 68. Le décès de la femelle, emportée par l'anorexie, le marque tellement qu'il songe à entrer dans les ordres alphabétiques.
L'année suivante, il s'embarque à bâbord d'un trimaran à rames et va parfaire sa maîtrise de la mauvaise foi en Australie. C'est à Buenos Aires qu'il découvre la poterie sur soie, la sculpture au fusain et la harpe à percussion. Il garde de ce voyage une collection de 6248 photos dans une boîte à chaussures.
Revenu en métropole, il passe son permis de pêche, mais ne parvient qu'avec de gros efforts à conserver à son casier judiciaire sa virginité d'origine, qui tremble sous les accusations de suicide collectif dont il fait l'objet.
S'essayant alors à la peinture, il expose la Faconde, triptyque en deux tomes, sous le pseudonyme de Jacques-Farid de l'Octogone, puis se consacre à l'étude des langues, en particulier du verlan, qu'il enseigne à la fac de médecine, entre 1983 et 1981.
Il décide de revenir sur les bancs de l'école jusqu'à décrocher un BTS d'hagiographie, un CAP en histoire du lard et une licence d'émasculation parasitaire, obtenue en alternance.
Se rendant compte qu'il n'a pas que ça à faire, il épouse en secondes noces Roselyne Enpointillé et Béatrice Temine, qui avait été son institutrice de pétanque à son retour de Corée. Mais il divorce le trimestre suivant, dans des circonstances restées obscures.
C'est la lecture d'une BD dans la salle d'attente du dentiste qui déclenche sa vocation d'écrivain. Il publie coup sur coup le mode d'emploi d'une cafetière électrique, la notice explicative d'un allume-cigare et la table des matières de l'annuaire des Côtes Brisées. C'est le succès immédiat. En quelques mois, il passe de l'anonymat total à l'oubli absolu, et n'hésite pas à se lancer dans ce qui est l'œuvre de sa vie : le Dictionnaire des Radiateurs et des Espagnolettes, qui l'accapare pendant quinze années, chaque jour entre midi et deux.
Wed, 09 Feb 2011 15:19:08 +0100
Un court et bref texte écrit qui vous amusera et vous fera rire par son choix de langage et mots justes très bien trouvés. En tout cas d'après moi c'est mon avis.